08-09-2010
 
 
Les Chansons Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Les Chansons
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À TOUT PRIX
(Philippe Cuillerier)

J’ai loupé mon train, et, dans ce jardin

Où j’attends sans rien faire de mes deux mains

Sur le banc, tendrement, je t’écris ces deux petits mots là

Le soleil va descendre, le temps ne peut rien contre moi

Même si je dois vendre ma guitare pour être avec toi

J’veux à tout prix être à la hauteur pour chavirer ton cœur

Bouleversé, chamboulé

Le monde entier s’écroule juste à mes pieds

Ce maudit taxi, et puis la java de cette nuit

Perché sur la branche l’oiseau improvise pour moi

Sa chanson du dimanche, ce soir tu seras dans mes bras

J’veux à tout prix être à la hauteur pour chavirer ton coeur


BOULE DE BILLARD (Paroles Pierre Grézil, musique Philippe Cuillerier)

refrain :

T’as plus d’poil, t’es au poil

En avoir ou pas, c’est l’obsession de nos générations

T’as plus d’poil, t’es au poil

En avoir ou pas, c’est l’obsession de nos générations (mais)

-1/Grâce à mon aérodrome à mouche je fais mouche

Sur mon crâne lisse et astiqué

Viennent se poser de chauds baisers

L’âge de la pierre polie est venu

La ponce et Mathilde sont revenus

L’invasion des rasés beaux et brut de lustrage

Lâchés en horde sauvage sur les Champs Elysées

Ne nous fera pas oublier les costards rayés

De nos grands-pères déportés

refrain

-2/ Le vent souffle sur la plaine j’ai pas la haine

Le soleil fait briller ma tête

Attire la fête et les grisettes

Ma tronche de moine n’est pas une tranch’ de cake

Elle fait toujours sourire bœufs et pivoines

Et fait l’admiration de mon évêque, mieux que sa tonsure

Ma tête glabre attire...

Elle attire comme un aimant les mains douces et pures qui savent

Reconnaître les vrais amants


LATCHO RABEN (Philippe Cuillerier)

-1/Pour deux à trois personnes, un hérisson bien gras

Dépecez-le, videz-le là, n’vous coupez pas et vous aurez

Le nec plus ultra

Cinq cent grammes de pomm’de terres, trois ou quatre beaux oignons

Deux belles tranches de lard fumé sans oublier un bon verr’ de

Bon verr’ de vin blanc, dans une cocott’ en fonte

Un’ ou deux bonn’ cuillerées de graiss’ de porc…. argumentation)

Et là !...

refrain :

Latcho raben, latcho raben

C’est du bon manger pour toi mon frère,

Latcho raben, latcho raben

Au chaud dans la caravane, un coup d’Mol et on est bien !

-2/Bien faire dans une poêle, rev’nir les morceaux d’niglo

Découpés en quartier comm’ un lapin, un’fois qu’ils seront légèr’ment colorés

Les rajouter dans la cocotte, sans omettre les patates

Que vous aurez soigneus’ment découpées en dés assez grossiers

Poivrez puis salez, rajoutez l’vin blanc, recouvrir

Laissez mijoter à petit feu une vingtaine de minutes… (argumentation)

Et là !...

refrain

PS : surtout pas d’huile d’olive !


MÉTAMORPHOSE (Paroles Frédéric Loizeau, musique Philippe Cuillerier)

-1/Quand tout part de bric et de broc, que mes chansons sonnent trop toc

Ta ville prose pousse ses briques jusqu’au fond de mon esthétique

-2/Au cœur de la rime plastique je me sens la phrase élastique

Le coq aime toujours la pendule, mais son tic nerveux me bouscule

refrain :

J’ai l’accent qui repousse et mes mots se rebroussent

Les notes sortent partout, je deviens Nougarou

-3/Le coq était trop cocardier et voilà qu’il chante en anglais

Quatre boules de cuir ont pris l’air pour revenir dans la lumière

refrain

-4/ Si je boxe à mots nus le trac de tutoyer un vrai monarque

C’est par admiration mystique pour le chanteur d’oc et d’épique

refrain


AY ROMALEN (Philippe Cuillerier)

Les gens t’appellent romanichel

Ta liberté n’est qu’une cage

Et si ta vie n’est pas si belle

C’est que tu cherches ton message

L’esprit s’envole sur la campagne

La nature c’est bien ta maison

Déraciné de tes montagnes

Dans la ville y’a la pollution (solution)

Ay Romalen, ay tchavalen

Vas-y mon frère, poursuis ton rêve

Et s’il le faut jusqu’à la mort

Bats-toi jusqu’à la grande trêve

Pardonne aux gadjé, sans remords